Au printemps, la terre

avril 2nd, 2011 § Laisser un commentaire

Au printemps dans la terre

De grands coups d’ondes

Pour sortir des graines

Des élans magnifiques

La crosse des fougères

Le jet des bulbes

Le gazon sur les collines

Le jaillissement dans les prés

Des sources

 

 

Est-ce un esprit qui veille en haut du mat

La chaleur de la terre qui gagne des degrés

Cette horloge au cœur des cellules ?

 

 

N’en sachons rien

Des fleurs viennent au tronc

Des feuillages s’agitent à la racine

 

La verdeur s’étend pouce à pouce

Chaque jour

Des vagues de printemps

Transportent la frondaison

 

 

Au fenêtres les géraniums s’exposent

Des nuées de jonquilles s’essoufflent

Les couleurs percent dans l’ombre des murs

Un soleil vertical va en bruler le cœur

 

La clématite rampe dans les ombres encore prolongées

Le printemps juste réchauffe la route

Négligeant les chemins

Et son air odorant

Parcoure les ruelles.

 

 

Dans le moindre pot

La vie reprend domicile

 

Une main qui arrache les herbes rebelles

Un balai dans la cours qui emporte les graines

L’ordre qui ferra les moissons

 

Le printemps n’a pas le temps de fêter

 

Ses racines et ses fleurs ne vivent qu’au vouloir

D’un jardinier attentif et cruel

S’il s’extasie de la vie

Il écrase d’un talon aride

Les exubérances

 

 

 

Au printemps dans la terre

Un ordre du monde remet le monde en ordre

Et des architectes sortis de l’hivers

En contestent les lignes

 

 

 

C’est dans l’idée du carnaval

Que la dispute se délite

Donnant à son procès une conclusion

 

C’est dans la vie que le le droit se fait

Et nos combats sont beaux

Quand ils sont fait à la règle.

 

 

Et que germent les bulbes

Se tendent les tiges

Le cordeau de la raison

S’emmêle dans les forces de la vie

 

 

Printemps

mars 21st, 2011 § 1 Commentaire

Ah les printemps!

Chacun ses fêtes

Norouz, Hidrellez, Martenitza, O-hanami,

Autant de mot d’ivresse

Des sens dissipés

Dans la montée de sève

A l’adieu de d’hivers

A la montée des eaux, la fonte des neiges

Des bourgeons cancéreux

C’est ainsi que la vie se présente

Proliférante, envahissante

Des oeufs dans la terre remontent

Des armées d’escargots

Tout ce qui était gelé reprend le cours de la conquête

Et se met à dévorer ce qui vient après de naitre

Le printemps met dans la joie des armées en bataille

Et mon âme en décembre encore

y voit l’annonce du prochain hivers

Il n’est pas besoin de saison pour deviner dans la terre dégelée

Les raisons du désastre

C’est dans le silence de la terre que se prépare la floraison

C’est dans son exubérance que se prépare le désert

Le printemps n’est pas un espoir juste l’instant

Où les forces de la vie se réunissent

Bercées de l’eau qui coule en pluie

en torrents

en dégels

Où les troupes sans se battre grandissent

Prolifèrent

Des armée d’insectes qui sortent de leur coque

Les fleurs qui les appellent

Une bataille sexuelle se prépare

Frottant l’animal au végétal

Croisant les espèces

Dans un brassage impérieux

Violant

Les barrières de l’espèce

Croyez vous que l’amour se limite à un baiser?

Le sexe au printemps se prête à des alliances contre nature

La vie se défait du sexe

Ses puissance se préparent à des ruts sans frontières

La terre gonfle

Et ses racines durcissent

Une fête oui

Au delà de tout les genres

Bourgeonnent les appétits

Et nous ne savons peu de leurs croisements

Des femmes des hommes qui se sourient

Mais des boucs et des vipères

Qui à l’été vont s’embrasser

Ce ne sont pas les hommes qui ensemencent les femmes

Ni les bourdons qui font la ruche

Les dieu sèment dans l’étreinte la force de la vie

L’amour n’enfante rien que des plaisirs

La vie est sage en échappant à l’amour

Au printemps

Se font les les forces de la reproduction

Les germes et les surjets

Pousse un sexe ivre de toute les combinaisons

Orchidées et colibris

Les tentures ramassant le pollen

Des filets d’œufs qui dansent accrochés aux algues

Le printemps prépare l’orgie

D’un été qui n’a pas d’ordre

Nos fêtes célèbrent la vie

Cette vie qui a traversé l’hivers

Couvant dans le froid

Des jaillissements sans morale

Sans ordre

La force pure d’une vie amorale.

Dans la douceur d’un rayon de soleil

Le blé en herbe

Et la fraiche érection

Sans rien connaitre

Grandissent le désir

D’une débauche sans limite

Dans les bois viendrons les accouplements

Parfois secrêts, parfois veillés,

Et c’est dans le chaos

Que la vie plongera

jusqu’au prochain printemps

Dans le ventre du gel

Ou des matrices brulantes

Ni père ni mère

La vie jaillit des bacchanales

Au pullulement du printemps

Jardin d’hivers

février 4th, 2011 § 1 Commentaire

C’est en hivers qu’on observe les jardins

Sans feuille

Juste la glace et des flaques de soleil

Des racines repliées,

Le terreau qui givre

Des branches en frimas

Qui tremblent bras solitaires

Dans les doigts de la bise

Des pots vides

Un cep

Et des bulbes gonflent contre le gel

La vie reprend au coin

Dans les branches des arbres la sève

Instille

En hivers

On ne touche pas beaucoup au jardin

Il pense l’intériorité de la terre

Des murets

Un bloc de pierre

Le maquis

Il se pense dans les racines

Les tubercules,

Les oignons

Et courbe le dos

Les jardins se fondent dans l’idée

Et regardant au loin,

Au-delà des limites du jardin

qui dévale à la mer

L’ombre verte et bleue

ses ondes échinent la surface

Je devine le poul qui donne aux saisons

la mesure de l’attente

Le soleil blanc

La vigne ouverte

Et la feuille verte qui perce la mousse

Crocus, jonquille et plus tard les tulipes

Je pense aux cimetières

Ces jardins corses

Accrochés à la route

Ouvert à la mer

En hivers les jardins sont

des concepts.

Où suis-je ?

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