Laines

décembre 16th, 2011 § Laisser un commentaire

Un cœur accroché au brin de laine

La caresse qui mêle a la trame

Les irritations à la peau

Cette beauté amère d’amours griffées

Que cherchons nous?

Qu’entre les pics de fers et les tricots

Une caresse apaise et met au flanc un cilice

Cette espèce douloureuse

Une cotte de maille piquée de flèches en dedans

Tous les arcs retournés vers le corps

En se libérant des ceintures deviner le fruit et ses sucs

Un coeur qui vit moins d’idée que du jus qui fond au cœur

Des cuisses

Juste un air de musique

San Sebastien n’est pas de ces dévots

Qui se contrisent et fouettant leur dos

En martyr de leur seule faiblesse

remontent les avenues

Sur leur genou coupables.

Sous et dans la voix

Detroit dans le son

Une onomatopée qui résonne dans la ville

Un bruit

Cette onde des machines

Piétine

La grâce des foyers

La laine qui gratte

Des piques de fer

tendue dans la toison

La camisole,

le sang et le coton.

Ce que dit la poésie

novembre 25th, 2011 § Laisser un commentaire

La poésie sauve
Car elle elle ne dit rien
Mais articule le corps

Les mots ne lui disent rien
C’est le rythme qui la forme
La cadence du verbe
Et le poids d’un article

Un pas de danse lancé
Sur le quadrille du papier
Un chant qui se forme
En-deçà des musiques
Des mots rassemblés
Comme un jet d’osselets
Au hasard des idées

La poésie est le squelette de la pensée
Des os brisés

Elle est le sauvage de la langue
Ce sauvage qui échappe au concept
Un fantôme sans vertèbre
Cet éclat dans les brumes du matin
Qui résonne dans le corps affaissé

Il ne lui faut peu
un han un ah
Un cri et des images

Et redresser dans l’ordre de sa langue
Des statues et la geste
Des corps fatigués

Elle ne dit rien et panse nos plaies
Gonfle les poitrines
Et relève les genou
Elle donne un souffle
A nos désirs muets

Elle se forme moins de langues
Que de l’image des mots
Et de leur scansion

Comme le ruisseau dans la forêt
Elle mêle le gravier aux algues
Et forment sur les plages
Des refuges

Nous en répéterons les mots
Des formules magiques
Des phrases hypnotiques
Appelant la pluie

La poésie désarticule la pensée
Et réveille les corps
Unissant l’instant et le réel
L’idée aux boues

A ces choses flottantes
Qui hésitent entre le noumène
Et le fantasme
Ces méduses

La poésie sauve des douleurs du dos
Ce reste à vivre à porter le rien
Elle rend à nos colonnes
La fierté de marcher à pied

La poésie formule des chiffres
Elle presse des onguents
Et obstinément ne dit rien
Juste lève les yeux

Mes nuits avec toi

juin 10th, 2011 § 1 Commentaire

Sais tu que tous nos ébats
Nos baisers les plus tords
Nos étreintes saisissantes
Nos doigts agrippés aux creux les plus profonds
Nos sexes gorgés de désir et d’humeur
Ne valent une nuit

A dormir l’un dans l’autre
La rondeur de ton cul
Dans le chaud de mon ventre
Ma cuisse entre les tiennes
Mon souffle dans ta nuque
Et caresser tes seins
Prendre ta main

J’abandonne la jouissance
Pour me réveiller au matin
Ma sueur sur ton corps comme la brume dans le jardin
Sentir le tendre de tes fesses
S’éveiller dans un doux soleil
Le frais du matin qui glisse sous les draps
le frisson de la nuit
Tu es là

Sais-tu que de l’amour
Ce que j’aime au plus
Est de dormir une nuit
Enlacé à ton corps

Et de se retourner
Dans les plis sombre du sommeil
Chaque fois t’embrasser
Une nuit durant
Te sentir respirer.

Où suis-je ?

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