Les grandes vagues
décembre 16th, 2011 § Laisser un commentaire
Les vagues courent du centre des océans
C’est le fetch des terribles tempêtes qui les forge
Animant le liquide
D’un mouvement qui se propage
Loin de tous les rivages
Loin de la vue
Au cœur de ce désert où les vents de l’Arctique
Se fracassent aux vents des suds
Là,
Que se forment l’onde qui traversera l’étendue
Venant sur les plages
Verser son écume
Il faudra le hasard des grands fonds
Ces canyons abyssaux
Des talus bathymétriques
Les gorges qui condensent la vibration de l’océan
et la projettent sur les caps
100 pieds de haut à Nazaré
La rivière des profonds
A laissé grandir le mascaret
100 pieds de haut
Quand le fond manque la vague s’élève
Et elle mord la grève
Une crinière de pluie s’élevant à l’arrête
Des jets bouillonnants qui se referment sur son ventre
Le sable soulevé
Elle mord le banc
Ses eaux s’en vont et se retournent dans les flux de la baie
Des courants arides et puissants
Et Belharra aussi
Un haut fond y lève de rares houles
Des roches noires tapies
Qui ralentissent et la redressent
Une colline mugissante
dévale en bouillons chaotiques
Souvent en janvier
Des miroirs
Ces optiques marines
Ce tremblement de la matière
Qui parcourt l’aquatique
Le jeu de la lune et du soleil
En font varier le recouvrement
J’entend du haut de la falaise
A l’abri du vent
Ce chant qui meurt
Le cornet des marées
Mourir
Sur la digue
En folles explosions.
Et j’irais
juillet 2nd, 2010 § 1 Commentaire
Et j’irais inlassable
Parcourir l’océan
L’affaire d’une nuit
Seul à dix milles mètres
Livré aux éléments
Je bats d’un amour constant
Cette étendue, ce gouffre,
Je défie les horloges,
et je défie les cartes
e n’ai pas pris la mesure
des continents
L’ordinaire l’incroyable
Et l’immensité n’est plus
Qu’une question de calendrier
Là-bas commence à onze heures du soir
J’arrive aux matins
Il faut une nuit pour rejoindre l’horizon.
Mon amour
Et le soir au bar du coin
Rejoindre le flot de la ville
Nous nous sommes retrouvés
L’amour est une danse
On tricote le monde en dansant
Les côtes vibrent de vagues
Et je suis un marin qui revient
Qu’importe le départ,
Qu’importe l’arrivée
Pour franchir le chemin
Aimer, aimer encore,
Et dans l’amour réduire l’espace à un point>
Le temps à une virgule
Maintenir les jardins
Ils chantent dans les vallées des iles
Et je glisse au creux des ondes
Nos baisers
Enfin effacent le vide
J’irais inlassable
A travers l’océan
Rejoindre mon amour
Ni demain ni hier
On ne franchit les mondes
Sans confiance
Savoir que l’autre est un autre
De nous même
Qu’il suffit de ce germe pour s’embrasser
Et qu’au cœur du désir se fait
Cette estime si forte que le monde
Est moins fait de l’ordinaire des plaisirs
Que d’être un roi sans économie
Et j’irais inlassable, écoutant le discours
Les mots m’échappent
Mais je m’envole,
Que les avions s’abiment
Je serais un oiseau
Griffant les tours
Il suffira d’un amour
La vie est en-deçà des mots,
L’amour peut traverser la vie
Et l’emporter
Par delà l’atlantique
Mon amour est là-bas
Mon amour est ici
Notre histoire est un défi
Nous ne savons pas l’ordre
Et nous n’en avons pas de respect
Notre ordre
Se tient dans le vide
Traverser le monde pour se rejoindre
Le monde peut souffrir
Et suffit de ce pas pour franchir l’océan
Un baiser, une folie
J’abandonne la raison
Aux marins qui quittent le port
arrives…
décembre 19th, 2008 § 1 Commentaire
Une samba douce
Une samba de table
Va envoyer l’avion
>Et les Minais Gerais
Ont pas assez de montagne
Pour empêcher son vol
Qu’il salue Olinda et les orixas
A Fernando de Noronha
Embrasses Iemanja
Prend lui le souffle
D’aller aux iles vertes
Et cueillir au large de Dakar
L’écho des tambours
Et longer l’allégresse
Du noble Sahara
Au large d’el laayoune
Un cœur palpite
Et tends ton aile
Il ne reste que deux heures
Séville t’attend
Et le Guadalquivir pleure
La samba s’éteint dans une zarzuela
A Madrid dans l’aube
Viens arrives
Repars
Je t’attend
Dans les pluies de vascogne