Après-midi
avril 15th, 2012 § 1 Commentaire
Ce n’est pas Drummond
Juste un baiser au matin
La buée de ton souffle
Qui s’accroche aux vitres
Une étoile de givre
Sous la laine et les plumes
Ton corps chaud
Les odeurs du rêve
Et de cuisses emmêlées
Aucun lit n’est que le tien,
Les nuits ailleurs
sont des camps de pierre
Juste un baiser au matin
Et des après-midis
Il n’est qu’auprès de toi que je dors bien
Juste un baiser au matin
Sans clôturer la nuit
Et déjà ouvrir le jour
Etre auprès de ton corps
Un bouton de rose
Au Sahara
Caresse
décembre 28th, 2011 § Laisser un commentaire
Le monde est fait de peu de choses. Ce grattement à l’épaule, une embrassade. Des gestes qui valent à l’autre d’être. Sachons nous vraiment que ce que nous sommes tient moins dans nos dispositions que dans l’idée que les autres nous aiment ?
L’amour ne vient jamais d’un coup, il lui faut de longues caresses. Avant et après. Nous savons que l’amour se fait quand il faut se rendre. Cette obligation n’est pas la notre, aucune sexualité ne rend compte de la civilisation. Nous pouvons en accepter les variations, mais quelqu’en soit les sexes, il restera ce geste en-deçà du sexe, cette caresse qui fait de l’un et de l’autre, les uns d’une même histoire.
Le monde est peu de chose. Une main sur l’épaule, cette main qui remonte sur le flanc, la paume sur la poitrine qui presse à peine prenant le cœur et annonçant le sien. Juste ces doigts dans les cheveux qui mêlent et démêlent, les ongles griffant à peine le cuir chevelu. Nous connaissons ces ondes délicieuses qui parcourent le crane.
De peu de choses est fait le monde, que du frôlement des doigts au sillon des fesses, de ces lèvres qui avancent sur le ventre, les lèvres qui courent dans le cou, des mains courant au creux des cuisses et au creux de la joue, un baiser tendre.
Peu de choses font franchir les limites d’un baiser, d’une caresse. La pulpe des doigts que suce la langue. Cette fente qui fond sous la langue. Et d’un doigt qui dessine des torrents moussus. Et d’un ventre contre un autre, les seinséecrasés sous le torse, sous un rayon vespéral, la lumière sur les coussins.
Les amis
août 23rd, 2011 § Laisser un commentaire
Les amis n’ont pas d’age
Ils n’ont que ce qu’ils sont
Il viennent sans rien dire
Et disent toute une vie
Les amis ne donnent rien
Il sont
Les amis n’ont pas d’histoire
Ils viennent ici depuis vingt ans de silence
Ils sont chez eux
Les amis sont ceux qu’on aime
Pour ce qu’ils sont
Qu’importe les peines, les plaisirs
On ne résout par la comptabilité
Les désordres de leur présence
L’affolement de leurs échappements
Ils sont parce qu’on les aime
Souvent nous ne les supportons pas
Les amis viennent,
Et juste d’être là suffit
Les amis s’en vont
Vers d’autres affaires
Il suffira de dire qu’on les aime
Et qu’ils disent qu’ils nous aiment
Les amis restent comme les statues dans des plaines livides
Leurs absences ne comptent pas
Peu importe leurs mots
Tant qu’ils disent être là
Au compte des amis la générosité gagne
Aucun compte n’est tenu
Les amis vont et viennent,
Un mot suffit à redire l’amitié
Il est peu d’amis
Chez qui manger est simple
Chez qui parler est libre
Les amis sont le monde d’où l’intérêt a été extirpé
Un monde où ce qui compte est d’être
Nos amis sont des statues qui nous caressent
Un bras dans le dos,
Un baiser sur la joue
Juste un mot
Il n’est pas d’amitié dans le verbe
Et le verbe court peu sur les marchés
La force du verbe est dans celle qu’on lui donne
Brulant les jours et les années
Des amis restent,
Un mot réveillé suffit à l’amitié
Les amis sont enfants de l’histoire
Et des drames du monde
Leurs nageoires sont fortes
Et battent sur les roches
Comme les phoques
Ne comptons pas les embruns
Ne comptons pas le ciel
Des vagues lourdes
Le cuir rayé par le récif
Les amis pèsent sur la vie
Des tonnes de graisse qui virent dans la vague
Les algues qui nous embrassent
Et ces amis sans grâce sans age
Sans douceur sans pitié
Vont sans un mot
A leur ventre accroché
On découvre la marée
Ici, raison d’ici
août 12th, 2011 § Laisser un commentaire
Ici un bonheur…Une rive rejoint l’autre.
Détail. Les rives peuvent se fendre. Il suffit d’une administration.
Raison. Un avocat tend les rives, des bras sont fournis par l’amour.
Conclusion : Il n’y en a pas. Aucune. Le diable lutte contre l’amour. Reste le temps; cette production de la lutte
Bonheur. La maison est pleine, Même s’il n’y a que des fantômes.
Le reste. les vagues, les vagues, les vagues
Demain. Ne prendre au sérieux aucune règle. Elles imposent la dette et les discutant donnent du crédit
Après demain. juste l’amour
Encore ? Le désastre est celui des bureaux, des humains y vivent encore.
Bilan. Le comptable n’est pas une question de chiffre mais d’amour
Raison. la contingence
Calcul. donner
Détail encore. Aucune bureaucratie ne résiste au sentiment
Généralisation. Seul le détail compte
Logique. Les sables sont audelà de la plage
Des droits ? la vertu naturellement emporte tout les codicilles
Demain : Les rives rejoignent celles qui les regardent
Projet. Aucune règle n’a fait aucun projet. L’amour seul fait les projets. Le commun nait dans les vagues, entre la mer et les rochers.
Mes nuits avec toi
juin 10th, 2011 § 1 Commentaire
Sais tu que tous nos ébats
Nos baisers les plus tords
Nos étreintes saisissantes
Nos doigts agrippés aux creux les plus profonds
Nos sexes gorgés de désir et d’humeur
Ne valent une nuit
A dormir l’un dans l’autre
La rondeur de ton cul
Dans le chaud de mon ventre
Ma cuisse entre les tiennes
Mon souffle dans ta nuque
Et caresser tes seins
Prendre ta main
J’abandonne la jouissance
Pour me réveiller au matin
Ma sueur sur ton corps comme la brume dans le jardin
Sentir le tendre de tes fesses
S’éveiller dans un doux soleil
Le frais du matin qui glisse sous les draps
le frisson de la nuit
Tu es là
Sais-tu que de l’amour
Ce que j’aime au plus
Est de dormir une nuit
Enlacé à ton corps
Et de se retourner
Dans les plis sombre du sommeil
Chaque fois t’embrasser
Une nuit durant
Te sentir respirer.